Mercredi 9 Avril 2008
Souvenirs, souvenirs
"16ans. Seize ans. SEIZE ANS!!! Ça se fête! Je dirais bien Champagne si cela ne nous remonterais pas à presque 10 ans en arrière. Dans deux ans tu votes ( le F-Haine ne passera pas!!!!), dans deux ans tu passes le permis (non Julie, aux feux rouges on s'arrête...), dans deux ans tu passes ton Bac (Ju? Je ne crois pas que le cœur se place là... Non, pas à droite justement...), dans deux ans tu te choisiras un avenir, ou plus concrètement une vie. Ça fait flipper tout ça hein? Mais t'inquiètes, on est là, on est toutes (voire touS là) pour t'aider à tenir le coup (dans la limite du possible évidemment) "[...]
Extrait d'une lettre écrite il y a deux ans justement, par P.
J'ai arrêté là parce qu'après ça devenait personnel. Pis aussi parce que la suite ne peut toucher que moi où l'auteur de la lettre :p
Je suis retombée sur cette lettre en refouillant dans ma boite à souvenirs, petite boite de Converses où s'entassent les lettres des copines d'une école primaire que j'ai quitté en cours d'année jusqu'aux cartes postales de mon plus récent ancien namoureux. Tout mon passé enfoui dans une boite à chaussures, c'est bien une idée de fille ça!
C'est donc toute nostalgique que je rédige cette note.
Nostalgique de l'époque où l'on croyait que jamais ces deux ans ne s'écouleraient... ou alors pas aussi vite...
Nostalgique de l'époque où l'on se moquait des terminales parce qu'ils devaient bosser pour avoir leur Bac...
Nostalgique de l'époque où il fallait juste remplir une feuille pour être admise en classe supérieure...
C'est aujourd'hui que je dois commencer à construire ma vie, avec environ 750 grammes de dossiers à envoyer aux quatre coins de la France... Pas mal comme fondations.
A cela s'ajoute une quantité astronomique de stresse, peur, frayeur, flippe, hantise, angoisse [pour éviter une trop longue énumération, la direction a préféré censurer ce passage ] créée par une infinité de questions qui viennent se fracasser sur le grand mur des incertitudes... Est-ce que je serai prise? Vais-je réussir? Et si je ne trouvais pas de travail? Pourrai-je rembourser mes parents? Deviendrai-je célèbre? Est-ce que je collaborerai avec les grands du cinéma? Et si Tarantino décédait avant qu'on travaille ensemble?
Bref toutes les questions auxquelles je ne voulais pas réfléchir il y a deux ans, me torturent l'esprit aujourd'hui. Bien sûr, le seul moyen pour y répondre, c'est d'avancer dans la vie, et si chacune de ces réponses ajoute une brique à ma petite construction, j'espère pouvoir bientôt vous inviter dans mon palace...
Et c'est sur cette superbe métaphore maçonne que je vous quitte.
Par Coup de Ju', Mercredi 9 Avril 2008 à 00:27 GMT+2 dans Le Journal De Bord






